
La hausse malgré sa légèreté révèle que les Français restent des adeptes de l'automédication. D’après les chiffres communiqués hier par les industriels du secteur, le marché de l'automédication aurait haussé d’environ 0,6% en 2009. En effet, et d’une manière globale, les ventes de produits remboursables mais non prescrits et non remboursables ont représenté 1,9 milliard d'euros en 2009, soit 14% des boîtes de médicaments et 6,5% du marché".
Les antalgiques restent les produits les plus consommés ainsi que les médicaments des voies respiratoires et ceux de la dermatologie.
Le coût des soins s’accroît au fur et à mesure des progrès de la médecine. Néanmoins, la Sécurité sociale par le souci qu’elle a de combler son déficit rembourse de moins en moins.
Quand on appartient à une classe moyenne et que notre budget ne nous permet pas d’avoir une mutuelle ou une complémentaire santé,on commence a hésité même dans le choix d’aller consulter un spécialiste dentaire ou un opticien tout en ayant toujours cette question en tête : "Par laquelle dois-je commencer?
Ils sont environ 4,5 millions à être trop pauvres pour bénéficier d’une complémentaire santé et pas assez pour accéder à la CMU. En effet, le poids des frais sanitaires dans le budget des familles a haussé d’environ 50% en huit ans.
Un changement de philosophie par rapport aux principes fondamentaux lors de la création de la Sécurité sociale en 1945, et ce en mettant une part croissante des soins de ville à la charge de l'assuré ou de sa complémentaire santé. On n’obéit qu’à la logique d’assurance pour sortir du cadre de la solidarité et on assiste à la privatisation partielle de l'assurance maladie.
Une multitude de patients se rabattent sur les urgences afin de ne pas avancer les frais ce qui engendre un afflux de personnes dans la précarité.
Grosso modo, et selon le président de la Mutualité Française, il serait temps de remettre en cause toute l'architecte du système, de restructurer le mode de rémunération des médecins et toute l'organisation des soins, car au bout de soixante ans, elle n'est plus adaptée ni adéquate.
